Stop aux idées reçues : Ce que le bien-être n’est pas
Le bien-être est partout. Sur les réseaux sociaux, dans les magazines, dans les discours marketing. Résultat : entre injonctions à “prendre soin de soi” et promesses de solutions miracles, les idées reçues s’installent.
Il est temps de faire le tri.
Idée reçue n°1 : le bien-être, c’est du temps en plus
Le bien-être ne se résume pas à des heures consacrées au sport, à la méditation ou à des routines complexes.
Dans la réalité, il repose surtout sur des ajustements simples et réguliers : qualité du sommeil, pauses réelles dans la journée, hydratation, récupération.
Pour des professionnels aux journées chargées, ce sont souvent les micro-habitudes qui font la différence : s’étirer entre deux rendez-vous, respirer profondément quelques minutes, marcher quelques pas plutôt que rester statique.
Le bien-être ne demande pas nécessairement plus de temps. Il demande plus d’attention.
Idée reçue n°2 : il faut souffrir pour que ce soit efficace
Douleur musculaire intense, froid extrême, entraînements poussés… L’idée que l’efficacité passe par l’excès est encore tenace.
En réalité, la récupération, la progressivité et l’écoute du corps sont des piliers essentiels de la santé durable. Une pratique trop intense ou mal adaptée peut produire l’effet inverse : fatigue accrue, tensions, démotivation.
Le bien-être ne se mesure pas à la performance. Il se mesure à la capacité à durer.
Idée reçue n°3 : le bien-être, c’est individuel
On associe souvent le bien-être à une démarche personnelle. Pourtant, l’environnement professionnel joue un rôle majeur : ambiance d’équipe, organisation du travail, reconnaissance, qualité des pauses.
Dans les métiers de la coiffure, où l’engagement physique et relationnel est constant, le collectif compte. Une organisation plus fluide, des temps de respiration partagés ou une attention portée aux conditions de travail contribuent autant au bien-être que les pratiques individuelles.
Le bien-être est aussi une dynamique d’équipe.
Idée reçue n°4 : prendre soin de soi, c’est secondaire
Dans les métiers passion, la priorité est souvent donnée au service, aux clients, à la performance. Le soin de soi passe après.
Pourtant, préserver son capital santé conditionne la capacité à exercer durablement. Fatigue chronique, douleurs installées, stress accumulé finissent toujours par impacter la qualité du travail.
Prendre soin de soi n’est pas un luxe. C’est un investissement professionnel.
3 actions concrètes à tester en salon dès cette semaine
1. Instaurer une micro-pause obligatoire de 3 minutes toutes les 2 heures
Étirements des épaules, mobilisation du dos, respiration profonde. Un simple minuteur suffit. La régularité prime sur la durée.
2. Mettre en place un “rituel de fin de journée” d’équipe
Deux minutes pour relâcher les tensions : roulement d’épaules, étirement collectif, respiration lente. Ce sas permet de couper réellement avec la journée et de limiter l’accumulation du stress.
3. Repenser l’ergonomie des postes de travail
Hauteur des sièges, positionnement du matériel, alternance des tâches. De petits ajustements peuvent réduire significativement les tensions musculaires et la fatigue.
Revenir à des pratiques simples, réalistes et adaptées au terrain permet de dépasser les idées reçues et d’inscrire le bien-être dans la durée. Parce qu’un métier passion mérite aussi une stratégie de préservation.